PROTOCOLE DE REMOTE VIEWING

Ce protocole est directement inspiré par celui décrit dans le rapport déclassifié « A Suggested Remote Viewing Training Procedure » (Stanford Research Institute, 1986). Il a été légèrement réadapté pour correspondre à ma méthode personnelle qui utilise des crayons gras pour permettre de tracer mes premières impressions et placer des couleurs très rapidement. Vous pouvez consulter la version originale du protocole ici.

LA CIBLE :

La cible désigne l’objectif d’une session. Il peut s’agir de n’importe quoi : un lieu, une personne, un objet ou un évènement, situé à n’importe quel moment dans le temps et l’espace. La visée d’une session de Remote Viewing est de rassembler et retranscrire un maximum d’informations sur une cible spécifique. Dans le cadre précis de cet entraînement, la cible est une photographie numérique. J’utilise un script qui télécharge une image aléatoire dans un dossier caché, me permettant de n’avoir aucune information préalable sur le contenu de la cible.

LES COORDONNÉES :

Pour que mon subconscient puisse capter les données de la cible sans la voir, le script génère une coordonnée aléatoire à 8 chiffres (ex : 9246-1942). Ce numéro arbitraire agit comme l'adresse unique de la cible.

PROTOCOLE :

1. PRÉPARATION (Cool Down)

  • Je commence la session en prenant une feuille vierge sur laquelle je note toutes mes pensées parasites, mes inquiétudes et mon état physique du moment. Ensuite, je froisse et je jette cette feuille. L’objectif de ce geste est de réduire le bruit mental (souvenirs, inquiétudes, imagination…) et de limiter l’influence de mon esprit analytique sur les résultats.
  • Je note la date et l’heure du début de la session sur une feuille vierge.
  • Je prends quelques instants pour me détendre physiquement et mentalement. J’essaye de faire le vide dans mon esprit sans penser activement à la cible pour atteindre un état de réceptivité neutre.

2. ACCÈS (Target Acquisition)

  • Je regarde la coordonnée à 8 chiffres affichée sur mon terminal. Cette coordonnée est générée aléatoirement par un script et sert d’identifiant unique à la cible.
  • Au moment de poser mon crayon sur le papier, j’écoute un enregistrement du mot « Target ». Ce signal neutre sert de déclencheur pour conditionner une courte baisse du bruit mental.

3. OBJECTIVATION (Data Objectification)

  • Je trace les premières impressions ressenties le plus rapidement possible. Ces impressions sont floues, indistinctes et pas nécessairement visuelles. Je choisis instinctivement une ou plusieurs couleurs de crayons gras.
  • Immédiatement après avoir tracé ces premières impressions, je lâche le crayon et je prends une pause de 10 à 30 secondes durant laquelle je m’empêche activement de penser à la cible.

4. BOUCLE & INTERFÉRENCES (AOL)

  • Si une image très claire, logique et reconnaissable surgit dans mon esprit (ex : « c’est une maison », « c’est une voiture »), il s’agit d’une fabrication de ma mémoire ou de mon imagination. Ces images sont appelées des « interférences analytiques » (Analytic Overlay ou AOL).
  • Ces interférences doivent être purgées et non traitées comme des données fiables. Je note le mot sur le bord de ma feuille (ex : AOL : Maison) et je l’entoure pour le circonscrire.
  • Je relis ensuite la coordonnée, je me reconcentre, et je répète les phases d’Accès et d’Objectivation sous forme de boucles successives. Je qualifie mes impressions couche par couche en y ajoutant des données sensorielles brutes : texture, température, mouvements…
  • Je poursuis cette récolte d’informations jusqu’à l’épuisement nerveux ou lorsque je ne perçois plus aucune impression.

5. FEEDBACK

  • J’inscris le numéro de la coordonnée sur ma feuille pour finaliser mon archive physique.
  • J’appuie sur Entrée dans le terminal pour révéler l’image cible. J’observe l’image et je la compare avec mes données.